Qu’est-ce que le FIC

Le FIC, né en 2007, est la suite logique des réflexions conduites en 2004 par un groupe de travail animé sous l’autorité de Thierry Breton, alors président de France Télécom. Il s’agissait d’imaginer les voies et moyens permettant de mieux lutter contre la cybercriminalité, dont on percevait la croissance quantitative et qualitative. Parmi les idées énoncées, l’exigence de décloisonnement entre le secteur public et le secteur privé semblait une condition première. La puissance publique est, en effet, incapable d’agir seule dans un cyberespace, dont l’hyperconnexion appelle une réponse maillée, composite. Cette coopération doit être permanente, décentralisée, mais elle se nourrit de rencontres.

Le FIC est un forum, comme son acronyme l’indique. Dans la Rome antique, le forum était une place publique ayant une double vocation : le marché et le débat. S’il n’était qu’un lieu de marché, le FIC serait un salon. Mais, sans contester l’importance du commerce pour les offreurs de solutions de cybersécurité, la place également donnée au partage, au débat, est sans aucun doute l’ADN du FIC. Le cyberespace ressemble à une mosaïque. Chacun en possède un ou plusieurs morceaux, souvent concentrés dans la même gamme chromatique, mais qui ne sauraient à eux seuls, la décrire dans sa diversité, dans sa complexité, dans le jeu mutuel de toutes ses composantes. Tous ensemble, nous pouvons cependant en esquisser les contours, en comprendre les mécanismes systémiques, la logique apparente ou cachée. Ensemble, nous pouvons identifier les traits à corriger, les associations à réaliser, les couleurs qui se nuisent ou s’affaiblissent. Au FIC, le débat est dans le salon, le salon dans le débat.

Depuis ses origines, le FIC rassemble des autorités publiques, des entreprises, de la start-up à la multinationale, des universités, des centres de recherche, des grandes écoles de formation numérique. 

Depuis ses origines, le FIC rassemble des autorités publiques, des entreprises, de la start-up à la multinationale, des universités, des centres de recherche, des grandes écoles de formation numérique. Il devient au fil des ans le lieu où s’élabore la doctrine, où l’on scrute, au travers des propos des intervenants, les tendances, les ruptures, où l’on perçoit les lignes de force. C’est aussi un terreau pour les talents et compétences.

De même que la mer réunit tous ceux qui y naviguent, le cyberespace rassemble la « Communauté des gens du cyber » qui, comme la « communauté des gens de mer », est unie par le « milieu », par une aventure jamais achevée.

Jeune ou plus âgé, quelle que soit sa place dans la hiérarchie, ses opinions politiques, philosophiques ou religieuses, le visiteur est accueilli comme un membre d’une famille. Il suffit d’observer la convivialité qui caractérise le FIC « on » et le FIC « off » pour comprendre l’importance de la place de l’humain dans une conception partagée de l’espace numérique.

Le FIC, en effet, ne répond pas seulement à la question « Comment ? » ; il ambitionne aussi de répondre à la question « Pourquoi ? » en s’inscrivant dans une perspective qui place l’humain au cœur du cyberespace. Entre un internet consumériste et un internet collectiviste, le FIC offre une autre « voix », une autre « voie » qui institue la cybersécurité comme condition essentielle de la liberté individuelle et collective.
Le FIC, c’est d’abord un état d’esprit ! Un état d’esprit servi par une âme qui se nourrit de l’ardeur, de l’enthousiasme d’une jeune équipe créatrice.

 

L’esprit FIC doit être diffusé, amplifié. Pour cela il doit être partagé avec ceux qui portent le même regard sur la métamorphose numérique de l’humanité. Les échanges, à Montréal et à Lille, avec nos amis canadiens, ont souligné la communauté intellectuelle qui rassemble ceux qui se ressemblent. C’est avec enthousiasme que l’on peut « passer la flambeau » Outre-Atlantique !

Le flambeau, c’est la lumière qui éclaire l’obscurité de notre ignorance ; c’est la chaleur qui caractérise l’amitié.

Le FIC Amérique du Nord naît en 2022, porté par une équipe que nous pensons avoir toujours connue, tant notre proximité est grande. Il ne sera pas la copie du FIC de Lille, tant l’esprit d’innovation anime ceux qui le conçoivent. Il sera assurément une source d’inspiration pour son aîné.

L’un et l’autre vont, plus vite, plus fort, plus loin encore, porter le discours sur lequel se fonde l’action.

Vive le FIC Amérique du Nord !

Général Marc Watin-Augouard, fondateur du FIC